mardi 27 décembre 2011

Antisémitisme : Un étudiant espagnol sur deux refuse de s’asseoir à côté d’un juif

Et les sionistes se demandent bien pourquoi...
2 pistes :
-90 % des dirigeants de la FED et du cartel bancaire appartiennent au peuple élu.
-Un régime théocratique, colonialiste, raciste qui pratique l'apartheid.



“Les niveaux de l’antisémitisme en Espagne sont parmi les plus élevés en Europe”, écrit le quotidien espagnol El Pais. Selon un sondage publié le 30 novembre 2011 lors du Séminaire international sur l’antisémitisme hébergé à la Fondation Caja Navarra de Madrid, 52% des étudiants espagnols ont déclaré qu’ils ne voudraient pas avoir un camarade juif assis à côté d’eux, et 58% des adultes pensent que les Juifs ont trop de pouvoir et qu’ils sont tous trop riches.

Les organisateurs de la conférence de Madrid ont déclaré être “consternés” par ces chiffres qui représentent “un problème qui est souvent nié dans le pays.” La Fédération des Communautés juives d’Espagne (FCJE) a ​​également déclaré que bien que les sondages indiquent qu’il y a des niveaux élevés “d’hostilité” envers les Juifs. La sociologue Alejandro Baer explique que la situation est devenue insupportable et qu’il est temps d’affronter le problème: « En Espagne, des insultes, des écrits et des slogans contre les Juifs sont considérés comme normaux” Baer a ajouté que l’antisémitisme en Espagne est particulièrement surprenant, car «il n’y a guère de Juifs.” Même si le pourcentage de juifs en Espagne est seulement à 0,2% de la population, les stéréotypes négatifs sont très présents et ils sont le symptôme d’une «pathologie sociale».

L’antisémitisme existe en Espagne depuis la Reconquista en 1492, quand les Rois Catholiques, Isabelle et Ferdinand, ont obligé la communauté juive à se convertir au catholicisme ou à fuir le pays. Plus de 300.000 Juifs ont quitté l’Espagne; ceux qui sont restés ont été absorbés dans la communauté catholique, en dehors de quelques-uns qui ont continué à pratiquer leur foi dans le secret (Marranes) ..

Au fil des années le mensonge antisémite a été présent dans la société espagnole. Pendant la dictature de Franco, le régime s’est lui-même aligné sur le sentiment antisémite qui a prévalu dans l’Europe des dictatures d’extrême-droite.

Le séminaire a souligné que durant les 40 années de sa dictature, l’idée que les Juifs étaient le peuple qui a tué le fondateur de l’Eglise chrétienne, Jésus, était profondément enraciné dans la société. Au cours de chaque messe, le prêtre appelait à la conversion ou la punition des “méchants Juifs,” jusqu’à ce que le Concile Vatican II ait retiré cette tradition en 1965.

Avec l’avènement de la démocratie, les choses ont changé pour le mieux, même si au niveau des préjugés populaires, rien n’a vraiment changé. Au contraire même puisque les préjugés contre les Juifs ont continué à prospérer. La création de l’Etat d’Israël n’ont fait qu’ajouter à ce préjudice. Certains régimes espagnols n’ont pas raté l’occasion d’afficher une nette aversion envers l’Etat Juif. Il a fallu jusqu’en 1986 pour que Madrid reconnaîsse Israël diplomatiquement.
Pendant la conférence de deux jours à Madrid, le président de la FCJE, Isaac Querub Caro, a tenté de décrire le phénomène de l’antisémitisme en Espagne, en disant que cette haine est tellement illogique qu’il est difficile de l’expliquer: «Nous nous sommes souvent demandé pourquoi les juifs ont été haï autant et depuis si longtemps. La question doit être poséee à ceux qui nous haïssent, et non à ceux qui sont haïs. ”

Caroline Aisen, coordinatrice de l’Observatoire sur l’antisémitisme, a souligné que jusqu’à présent “en Espagne, l’antisémitisme ne comporte aucun acte de violence… La plupart du temps, [les attaques] consistent en des écrits ou des commentaires offensants sur les différents médias ou sur Internet, mais il n’y a aucune agression personnelle. ”

Il a été noté qu’il y a cependant une tendance au sein des institutions espagnoles à sous-estimer le danger découlant de la diffamation permanente des juifs.

Le juriste Jorge Trias Sagnier a rappelé qu’en avril 2011, la Cour suprême de Madrid a acquitté quatre néo-nazis, car en Espagne ce n’est pas un crime de dire que “les allemands ont eu tort de ne pas les brûler tous les juifs,” ou que ” les Juifs sont une race pestilentielle et dangereuse.”

http://jssnews.com/2011/12/26/un-etudiant-espagnol-sur-deux-refuse-de-sasseoir-a-cote-dun-juif/

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