mardi 20 décembre 2011

La défaite de l'empire état unien

Alors que les dernières troupes américaines sont en train de quitter le sol irakien (on ne compte pas les 17 000 "diplomates" qui restent dans la prétendue ambassade ), certains analystes parlent de défaite.
C'est oublier que les véritables objectifs de l'invasion ont étés remplis. Le pays est dévasté, en proie aux luttes inter-ethniques et confessionnelles et il a été contaminé par des isotopes radioactifs pour les 4 prochaines milliards d'années.
Un compétiteur d'israel a bel et bien été rayé de la carte, cerise sur le gâteau, il lui fourni même du pétrole via un pipeline qui passe par la Turquie.
Du point de vue sioniste, c'est donc une réussite totale, c'est vrai que dans cette affaire l'amérique a perdu des plumes et du prestige, et alors ? Puisque la finalité du processus engagé depuis le 11 septembre est de faire d'Israel le prochain empire, il faut bien que la première superpuissance mondiale soit rabaissée de la même maniére que l'ont étés les empires coloniaux après la seconde guerre mondiale.
Si l'invasion de l'Irak se solde par une défaite pour l'Amérique, c'est donc un franc succès pour les sionistes qui sont parvenus à faire d'une pierre deux coups.




Lorsqu’ils ont décidé d’envahir et d’occuper l’Irak, en 2003, les États-Unis ont tenté d’imposer leur vision d’un monde unipolaire. Cette guerre avait pour but de terroriser toutes les puissances régionales et internationales qui osaient relever la tête, et de détruire les Nations unies en tant qu’organisation basée sur le partenariat dans le processus de prise de décisions.

C’est ce qu’avait affirmé Washington à la veille et après l’invasion de l’Irak. Il a aussi clairement exprimé son intention de remodeler le Moyen-Orient et de le placer sous son hégémonie en créant de nouvelles réalités régionales basées sur deux principes : protéger Israël après sa défaite au Liban (le retrait unilatéral de l’an 2000) et démembrer les deux pays réellement indépendants et soutenant la Résistance : la Syrie et l’Iran.



Certains experts états-uniens affirment que l’invasion de l’Irak a atteint ses objectifs dans la mesure où l’entourage de George Bush a amassé des fortunes colossales à travers le pillage du pays, sans compter que les cartels du pétrole et de l’armement ont raflé des contrats faramineux. Le tout sous le parrainage de l’ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld.

Certes, le clan de la guerre, appuyé par le lobby sioniste, a des raisons de se réjouir en prenant en compte ces considérations matérielles. Mais mis à part ces maigres dividendes, l’occupation de l’Irak, suivie des guerres du Liban en 2006 et de Gaza en 2008-2009, ont été une véritable catastrophe d’ordre stratégique pour les États-Unis et leurs protégés israéliens. Les sacrifices consentis par les Irakiens, qui ont infligé des pertes énormes aux troupes US, ainsi que les revers subis par les Israéliens au Liban et en Palestine, ont prouvé que les peuples de l’Orient arabe, qui ont résisté et défendu leur dignité et leur indépendance, ont infligé à l’alliance impérialiste, notamment aux États-Unis, une défaite historique aux conséquences stratégiques.

La commission bipartisane Baker-Hamilton a publié, après la défaite israélienne en 2006, un rapport qui présente l’évaluation de l’establishment états-unien. La conclusion se résume en un seul mot : l’échec. Dès lors, la politique US n’avait plus qu’un seul but : contenir cet échec et limiter les dégâts en optant pour la soft power, qui se base sur les guerres secrètes menées par les services de renseignement et une panoplie de sanctions lesquelles ont montré leur impuissance à réaliser les buts que la force militaire avait été incapable d’atteindre.

L’éclatement de la crise économique et financière qui secoue les États-Unis et l’Occident n’est pas un hasard. Elle est directement liée aux défaites successives dans les guerres qui ont couté un trillion de dollars. Les experts s’attendent à une nouvelle crise encore plus dévastatrice que celle qui a frappé les États-Unis en 2008 et l’Europe en 2011. Ce n’est pas un hasard non plus que la fuite états-unienne de l’enfer de la Résistance irakienne coïncide avec les revers de la CIA au Liban et en Iran.

Il est clair que le soft power, déployé après les défaites militaires rencontre des difficultés non moins graves que le hard power.

L'article complet :
http://www.voltairenet.org/La-defaite-de-l-empire-etats-unien

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Commentaires fermés

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.