lundi 15 avril 2013

Bombe à retardement nucléaire mondiale : Des milliers de fûts radioactifs reposent au fond des mers, en France 28.500 conteneurs au large de la Hague !

Le secret honteux des états nucléarisés risque de rendre la planète invivable.


Le risque de catastrophe nucléaire ne s'arrête pas aux centrales elles-même, il persiste bien au delà sous la forme de déchets disséminés de par le monde. Alors que pour Areva qui veut nous faire croire que « tout va bien », évoquant la partie visible de l'iceberg que sont les sites de stockage officiels, nonobstant les dépôts dits « sauvages » que certains d'entre vous connaissent déjà, qu'en est-il de la situation réelle ?

Pas besoin d'avoir bac +5 pour comprendre que la ressource principale des habitants de cette planète - sans laquelle aucune vie n'existerait - est l'eau. Qu'arriverait-t-il si l'eau du globe était exposée à une irradiation prolongée causée par la détérioration de containers radioactifs au fond des océans ? Je vous laisse juger par vous même de ce qui nous attend dans l'avenir, ainsi que de la gravité de la situation ignorée du plus grand nombre...
Des fûts de déchets nucléaires dans la Manche

Dans la Manche, devant la côte française, des fûts remplis de déchets nucléaires datant des années 50 et 60 et toujours intacts gisent au fond de la mer. L'information a été dévoilée par la télévision franco-allemande Arte. A l'aide d'un sous-marin téléguidé, deux fûts ont ainsi été filmés à 124 mètres de profondeur, à quelques kilomètres seulement de la côte française.

Un danger latent ?


Pour les organisations gouvernementales, ces fûts constituent un danger latent car le rayonnement peut atteindre la chaîne alimentaire. Auparavant, on pensait que les fûts étaient rouillés et ouverts, et qu'ainsi les déchets radioactifs étaient dispersés dans l'océan, les rendant inoffensifs. Le reportage d'Arte montre qu'il n'en est rien. Les déchets sont bien intacts au fond de la Manche.

Aucune raison d'agir

Les gouvernements compétents ne voient aucune raison d'agir. Selon eux, cela concerne une quantité faible et modérée de déchets radioactifs. La Grande-Bretagne a immergé des fûts jusqu'en 1982 dans la Manche et dans d'autres lieux au nord de l'océan Atlantique. D'autres pays, parmi lesquels la Belgique, la Suisse et l'Allemagne, ont utilisé cette technique interdite depuis lors. (source 7sur7.be)

Dans la Manche, plus de radioactivité qu'à Fukushima ?


Y-a-t-il plus de tritium - de l'hydrogène radioactif - dans les eaux de la Manche que dans celles du Pacifique, à proximité de la centrale de Fukushima ? C'est ce qu'affirme l'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (ACRO), qui a mesuré, le 17 octobre 2012, une concentration en tritium de 110 becquerels par litre d'eau dans la baie d'Ecalgrain. A quelques pas de de l'usine Areva de La Hague, dans la Manche.

Une quantité anormale : l'ACRO relève habituellement moins de 27 becquerels par litre d'eau.

« En dix ans de surveillance mensuelle à Goury (ndlr : au cap de la Hague), de 1998 à 2007, l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire ) n'a jamais mesuré de concentration supérieure à 33,3 Bq/L », écrit l'association dans son communiqué. L'ACRO rappelle également que la concentration naturelle de tritium est de l'ordre de 0,1 Bq/L.

Parmi les mesures qu'elle effectue régulièrement, l'entreprise Areva, qui exploite le site de la Hague, dit n'avoir rien remarqué d'anormal. Ses installations nucléaires rejettent des effluents liquides radioactifs directement dans la mer, au large. Une pratique encadrée par des autorisations spécifiques. L'idée est de diluer ces liquides radioactifs dans les eaux de la Manche, afin de les rendre inoffensifs. Peu importe que les rejets radioactifs se déplacent ensuite, au gré des courants, le long des côtes de la Basse-Normandie.

« Les seules usines de retraitement d'Areva à La Hague (Manche) et de Sellafield (sa cousine anglaise) constituent le rejet radioactif le plus important au monde résultant d'une activité humaine »
, indique Greenpeace. L'organisation environnementale cite un rapport réalisé en 2001 pour le compte du Parlement européen, qui conclut que ce rejet est équivalent à un accident nucléaire à grande échelle chaque année.

« Plusieurs études ont d'ailleurs établi une recrudescence statistiquement importante de leucémie dans la région de La Hague », ajoute l'ONG. Mais pour le chef de l'Autorité de sûreté nucléaire, Simon Huffeteau, le taux de tritium mesuré par l'ACRO n'est pas inquiétant.

« C'est une valeur qui est ponctuelle, qui ne représente pas d'enjeu sanitaire », explique-t-il. Une valeur ponctuelle pourtant largement supérieure aux mesures effectuées début mars, dans les eaux du Pacifique à proximité de Fukushima (13 Bq/l) et au large (3 Bq/l). Que s'est-il donc passé à la Hague, s'interroge l'ACRO ? (source bastamag.net)

36.000 fûts de déchets radioactifs immergés dans l'Atlantique

Plus de 14.000 tonnes de déchets radioactifs ont été immergées à la fin des années 1960 par la France dans des fosses de l'Atlantique, rappelle l'Andra à l'occasion de son inventaire national publié mercredi. Cette pratique a ensuite été abandonnée en 1983.

C'est dans le cadre de deux opérations coordonnées à l'époque par l'Agence pour l'énergie nucléaire (AEN) de l'OCDE que la France avait procédé à ces immersions, aux côtés de nombreux autres pays européens. En 1967, l'Allemagne, la Belgique, la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont ainsi immergé environ 11.000 tonnes de déchets (36.000 fûts) dans un site à 400 km au large de la Galice (Espagne) par plus de 4600 mètres de fond.

Ces déchets, liquides et directement évacués dans la mer ou solides et emballés dans des fûts métalliques, représentaient une radioactivité de l'ordre de 300 térabecquerels. A titre de comparaison, l'accident survenu à la centrale japonaise de Fukushima en mars 2011 a relâché plusieurs dizaines de millions de milliards de becquerels dans l'atmosphère et l'océan Pacifique.

Centre de stockage dans la manche

En 1969, une nouvelle opération, regroupant cette fois la Belgique, la France, le Royaume-Uni, l'Italie, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse s'est traduite par l'immersion d'environ 9000 tonnes (de l'ordre de 900 TBq) sur un site à 900 km à l'ouest de la Bretagne, à une profondeur comprise entre 4000 et 4600 mètres. La France a cessé ces immersions avec l'ouverture, la même année, de son Centre de stockage de la Manche, fermé depuis lors.

Mais l'AEN a poursuivi les campagnes d'immersion jusqu'à un moratoire signé en 1983, sur un seul site au large du golfe de Gascogne, utilisé par la Belgique, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Suisse. La France n'a jamais déversé ses déchets nucléaires dans la Manche. En revanche, avant que l'AEN n'encadre les opérations (de 1949 à 1966), le Royaume-Uni, et la Belgique dans une moindre mesure, ont immergé leurs déchets dans la fosse des Casquets, à 15 km seulement au nord-ouest des côtes françaises du cap de La Hague.

La France a également utilisé deux sites du Pacifique, à proximité de l'atoll de Mururoa, où elle effectuait des essais nucléaires militaires, pour immerger des déchets par plus de 2000 mètres de fond. Ces déchets, conditionnés ou non, ont été coulés entre 1972 et 1982 et représentaient au total quelque 2500 tonnes, pour environ 70 milliards de becquerels.

Plus de 1,3 million de mètres cubes de déchets nucléaires en tous genres étaient stockés en France fin 2010, un volume appelé à doubler d'ici à 2030, selon l'inventaire publié mercredi 11 juillet par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra).

De 1,320 million de mètres cubes fin 2010, le volume global de ces déchets pourrait en effet atteindre 2,7 millions en 2030, selon les nouvelles prévisions. « En France, la production de déchets radioactifs représente l'équivalent de 2 kg par an et par habitant », souligne l'Andra dans son rapport.

Disponible sur le site de l'Andra, www.andra.fr, cet inventaire est « un outil de gestion » et un moyen « d'anticiper les besoins de stockage » pour l'avenir mais aussi une source d'informations précises pour le citoyen, a souligné devant la presse son président, François-Michel Gonnot.

59 % viennent des centrales, 11 % des activités militaires

Ces déchets radioactifs proviennent principalement des centrales nucléaires (59 %) mais aussi de laboratoires de recherche (26 %), des activités militaires (11 %), de l'industrie non nucléaire (3 %) et du secteur médical (1 %), selon le dernier inventaire de l'Andra. Ils ne présentent pas tous les mêmes risques, insiste l'organisme public chargé de concevoir des solutions pour les stocker en toute sécurité.

Les plus dangereux sont les déchets dits « de haute activité » (HA) issus pour l'essentiel du traitement des combustibles usés dans les réacteurs nucléaires de l'Hexagone. Fin 2010, ces déchets HA représentaient 2700 m3, soit seulement 0,2 % du total déjà produit. Mais ils contiennent à eux seuls 96 % de la radioactivité totale des déchets nucléaires, à raison de plusieurs milliards de becquerels par gramme. Leur volume devrait doubler d'ici à 2030.

Viennent ensuite les déchets de « moyenne activité à vie longue » (MA-VL), dont la période radioactive dépasse 31 ans. Ces déchets (40.000 m3 fin 2010, 3 % du total), sont surtout issus des gaines entourant les combustibles nucléaires.

La majeure partie des stocks français est constituée de déchets de faible et moyenne activité à vie courte (63 % du volume total pour 0,02 % de la radioactivité). Ils sont liés à la vie des installations nucléaires ou produits par les laboratoires de recherche ou médicaux. Après avoir été stockés dans la Manche - un centre ouvert en 1969 et désormais fermé - ils sont pris en charge dans l'Aube depuis 1992.

Un nouveau centre d'enfouissement pour 2025

Les déchets HA et MA-VL ont, eux, vocation à être enfouis à grande profondeur dans le Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) à l'étude par l'Andra, qui devrait ouvrir en 2025 à la limite de la Meuse et de la Haute-Marne. En attendant, ils sont entreposés sur les sites où les colis de déchets sont produits, à La Hague (Manche) et Marcoule (Gard).

Issus du démantèlement des premières centrales au graphite ou de l'ancienne industrie du radium, les déchets de faible activité à vie longue constituent 7 % du volume total et environ 0,01 % de la radioactivité. Ils sont le plus souvent stockés sur les sites qui les ont produits, faute de solution définitive. Ils incluent également des milliers d'objets radioactifs anciens (fontaines au radium, paratonnerre au radium, vieux détecteurs d'incendie, etc.).

Le reste est constitué de ferrailles, béton et gravats produits par l'industrie ou le démantèlement des installations nucléaires, soit 360.000 m3 de déchets dits « à très faible activité » (TFA). Le volume de TFA, stockés en surface dans l'Aube depuis 2003, devrait atteindre 1,3 million de mètres cubes en 2030. (source Le monde)
http://www.le-veilleur.com/articles.php?idcat=1&idrub=23&id=1193

6 commentaires:

Skeptikos Evlavis a dit…

Il y a eu un séisme dans la région de Fukushima, pas de dégâts à la centrale apparement.

Article intéressant sur une potentielle grosse éruption solaire:
http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/article-se-preparer-a-la-prochaine-tempete-solaire-117118381.html
En 774 après JC il y aurait eu une tempête solaire 20x plus puissante que celle de 1859.

Rorschach a dit…

Il se pourrait que ce fut un sursaut de rayonnement gamma qui provenait des étoiles.

Skeptikos Evlavis a dit…

Ah oui c'est possible en effet, j'avais lu un article sur ce sursaut gamma il y a quelques temps.

Apprenti Sage a dit…

Ça me révolte vraiment cette insouciance que certains ont ou ont eu à l'égard des déchets nucléaires...
Bravo quoi, laisser toute cette merde dans les mers et océans, pfff!
Comment peut on être aussi stupide, ignorant, ou naïfs ? Et je pèse mes mots, parce que cet article, dont j'ai pris connaissance il y a 2 jours, me révolte au plus haut niveau...
28500, et ce n'est que la partie visible de l'iceberg, combien restent à découvrir ?

Ah quelle belle planète on va léguer à nos descendants,formidable...Y a vraiment pas de quoi être fier, parfois j'ai vraiment honte d'être un humain, là en l'occurence j'ai vraiment hyper honte.
Pauvre planète !!!

Skeptikos Evlavis a dit…

Oui c'était vraiment criminel cette manière de se débarasser des déchets. Et stupides, c'est comme pousser des crasses en dessous du tapis !
Qu'est-ce qu'ils croyaient, que les produits radioactifs allaient sagement se diluer dans le vaste océan sans poser de problèmes, par magie ?

Ben.C a dit…

Moi j'appelle ça du crime délibéré contre la planète et l'humanité!

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