vendredi 30 mai 2014

Une quenelle de 10 milliards de dollars pour la banque Paribas



La justice américaine incite  BNP Paribas (BNP 52.65 -0.77%) à payer plus de dix milliards de dollars (7,35 milliards d'euros) pour solder l'enquête en cours sur des soupçons d'infraction aux sanctions contre l'Iran et plusieurs autres pays, rapporte jeudi le Wall Street Journal, qui cite des sources proches des négociations.


Un tel montant représenterait l'une des plus importantes amendes jamais infligées à une banque, ajoute le quotidien américain qui précise que les discussions pourraient encore prendre plusieurs semaines.

BNP Paribas cherche à limiter cette amende à moins de huit milliards de dollars, ont déclaré les sources du WSJ. Il y a deux semaines, des sources proches du dossier avaient dit à Reuters que la banque discutait du paiement d'une amende de plus de trois milliards de dollars.

L'article du Wall Street Journal explique que les pourparlers entre les deux parties achoppent aussi sur la question d'une éventuelle suspension temporaire de l'autorisation donnée à la banque de transférer des fonds depuis ou vers les Etats-Unis.

Aucun représentant de BNP Paribas n'était disponible dans l'immédiat pour commenter ces informations.

Les autorités américaines enquêtent depuis plusieurs années déjà sur des paiements en dollars impliquant des pays sanctionnés par Washington comme Cuba, l'Iran ou le Soudan.

BNP Paribas a inscrit dans ses comptes une provision de 1,1 milliard de dollars au quatrième trimestre 2013 pour ce litige mais elle a prévenu fin avril qu'une éventuelle amende pourrait largement dépasser ce montant.

LE PRÉCÉDENT CREDIT SUISSE

Lors de l'assemblée générale annuelle, le 14 mai, son directeur général, Jean-Laurent Bonnafé, a indiqué que les discussions avec les autorités se poursuivaient et qu'il lui était impossible de communiquer un calendrier pour la suite de la procédure.

Ouverte en 2010, l'enquête en cours vise notamment à déterminer si BNP Paribas a contourné les règles d'embargo américaines entre 2002 et 2009 dans le cadre d'activités de financement, notamment dans le négoce de matières premières. Les activités concernées pourraient avoir été menées dans des pays où elles étaient légales, mais elles auraient été compensées en dollars sur le territoire américain. Il y dix jours, Credit Suisse a accepté de débourser plus de 2,5 milliards de dollars d'amendes et de pénalités après avoir plaidé coupable de complicité d'évasion fiscale lors d'une audience devant un juge américain.

Selon le Wall Street Journal, qui cite une source proche des enquêteurs américains, ces derniers cherchent à obtenir de BNP Paribas qu'elle plaide elle aussi coupable et, lors des dernières négociations en date, il ont argué du fait que Credit Suisse n'avait pas souffert en Bourse de l'issue de son propre dossier.

A la Bourse de Paris, l'action BNP Paribas a fini jeudi à 52,65 euros, en baisse de 0,77% sur la journée, avant la publication de l'article du Wall Street Journal. La première banque française affiche une capitalisation totale de 65,6 milliards d'euros selon les données Thomson Reuters.

La Banque de France est "extrêmement" attentive à l'évolution du dossier et "aux risques qui émanent de ce qui pourrait être une évolution de la jurisprudence américaine", a déclaré la semaine dernière, son gouverneur, Christian Noyer. 

http://www.capital.fr/bourse/actualites/la-justice-us-reclamerait-plus-de-10-milliards-a-bnp-paribas-938215

5 commentaires:

Dredger a dit…

Ah qu"elle est bonne celle là.
D'un côté,on donne plein de cadeaux fiscaux aux entreprises US (entre autres, les grosses européennes aussi), on ferme les yeux sur leurs montages financiers pour au final ne quasi rien payer en impots dans nos pays (en bref, on donne de l'argent aux US, normal, ce sont nos maîtres), mais à côté de ça, ils coulent puis rachètent uns à uns nos entreprises, et tout cela sous le bon regard attentif de nos politiques qui, bien entendu, laissent faire, vu qu'ils sont là pour ça, laisser faire le déplumage des entreprises de leurs pays. Est-ce que j'ai bien résumé l'affaire grosso modo ?

Et dire qu'en plus ce n'est qu'une partie du problème posé par les US, si il y avait une réelle justice internationale incorruptible, oulalalala, les paquets de dollars que les US devraient payer pour rembourser tout les dégats au monde qu'ils ont fait, dédommager toutes les victimes et j'en passe.

Malgré ça, nos politiciens continuent à nous faire croire que les US sont des alliés précieux, oui oui, sont des ennemis précieux, du genre si on fait pas ce qu'ils nous disent de faire ca va barder. Et lorsqu'on regarde en détail où cela va barder, et bien on en reviens au niveau humain, avec par exemple en belgique, un premier ministre qui, s'il "déconne" à leur égard, verrait comme par magie tout les dossiers étouffés contre lui ré-apparaitre à la une, il perdrait son poste bien entendu, il perdrait tout l'amour des idiots qui croient toujours en ses mensonges, ca serait plutot remplacé par de la haine, il irait en prison jusqu'à la fin de ses jours et paierait enfin pour ses nombreux "crimes" - donc, à son niveau, il vaut mieux qu'il s'en sorte que, au final, quasi la totalité des belges. Et pour chaque politicien en place, ce sont des formes différentes et variées de corruption, voire de la pression pure et dure (menaces de mort), et rien qu'à cause de ça, de quelques maillons faibles, nous sommes dans le camps des mauvais.
Je ne pense pas que le problème de corruption de nos pays soit beaucoup plus compliqué que ça, et c'est affligeant de voir toujours autant de moutons citoyens toujours aussi cons ...

Maxime Lauvray a dit…

Monopoly.

Amaury Massalis a dit…

Je dirais même un nouveau jeu (malgré qu'il soit très ancien dans les faits) où le Monopoly serait associé au Risk.

hotchiwawa a dit…

Monopoly + Risk + Stratego + Roue de la fortune :D

Tours Angèle a dit…

Look ce lien :
http://www.actioncivile.com/action-collective/assurance-emprunteur?display=comments

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Commentaires fermés

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